23 juillet 2026

Les héros du Canada !

Trois pays ont déjà laissé leur empreinte dans le ciel montréalais. Trois autres s’apprêtent maintenant à écrire leur chapitre. Jeudi, le Canada entre en scène avec Royal Pyrotechnie et une proposition qui promet de parler autant au cœur qu’aux yeux.

Les artificiers posent avec les plus gros calibre, des bombes de 12'' (300mm)
Crédit : Royal Pyrotechnie

Mais avant de découvrir On a tous un héros, un regard s’impose sur la prestation de la Chine, dernier pays à avoir illuminé le ciel de La Ronde.

La Chine : la force de la technique

Les conditions étaient presque idéales pour Sunny Fireworks. Un ciel parfaitement dégagé a accompagné l’ensemble de la soirée. Seul un vent soufflant vers les gradins et le pont Jacques-Cartier est venu transporter fumée et résidus vers les spectateurs, atténuant par moments la richesse de certains tableaux sans toutefois masquer le spectacle.

Pour sa septième participation montréalaise, la firme chinoise a confirmé sa réputation de grande technicienne. Déjà lauréate d’un Jupiter d’or (1992), d’un Jupiter d’argent (1993) et d’un Jupiter de bronze (2008), Sunny Fireworks a livré une démonstration d’une remarquable précision.

Les erreurs de branchement ou d’angles de tir étaient pratiquement inexistantes. Les différents modèles de tirs, la largeur des tableaux, la qualité des produits utilisés et l’impressionnante densité d’effets témoignaient d’une préparation méticuleuse. Sur le plan technique, difficile de trouver de véritables failles.

Artistiquement, toutefois, l’expérience se révélait plus nuancée.

En privilégiant une intensité presque constante et une abondance d’effets, Sunny Fireworks a impressionné par sa virtuosité technique, au détriment des respirations nécessaires pour laisser les émotions s’installer. Comme une grande œuvre musicale, un spectacle pyrotechnique gagne souvent à alterner les moments de puissance et les passages plus retenus afin de permettre au rythme de reprendre son souffle avant d’entraîner le spectateur vers un nouveau crescendo.

Les séquences plus contemplatives, notamment sur You Raise Me Up et The World’s Gift to Me, figuraient d’ailleurs parmi les plus marquantes de la soirée. Elles démontraient tout le potentiel émotionnel de la proposition chinoise lorsqu’elle acceptait de ralentir le tempo. À l’inverse, le bouquet final, bien qu’efficace, donnait l’impression de refermer le récit plus rapidement qu’attendu.

La Chine aura donc livré une prestation d’une grande maîtrise technique, où la précision et la richesse des tableaux auront marqué les esprits, laissant toutefois davantage place à l’émerveillement visuel qu’à l’abandon émotionnel.

Voyez le spectacle de la Chine ici : 

Trouver son héros

Avec ‘On a tous un héros’ la firme canadienne Royal Pyrotechnie propose un spectacle pyrotechnique où l’imaginaire, le dépassement de soi, le courage et l’espoir se rencontrent à travers quatre actes

Tout d’abord, les superhéros. Difficile de passer outre : l’ouverture sera résolument hollywoodienne. Le deuxième acte se tourne ensuite vers les héros de performance. Ceux qui repoussent leurs limites et inspirent par leur persévérance. Un passage qui prendra certainement une résonance particulière auprès du public montréalais avec Fix You, devenue au fil des années une chanson associée aux entrées du Canadien de Montréal au Centre Bell. Après une saison qui aura fait vibrer toute une ville, l’univers sportif s’intègre naturellement dans ce récit collectif.

Puis vient le troisième acte. Celui des héros silencieux. Ceux qui ne portent pas de cape et qui ne montent pas sur un podium, mais qui transforment – certains à plus grande échelle, d’autres au quotidien, la vie des autres : les astronautes, les pompiers, les enseignants, les professionnels de la santé, et tous ceux dont les gestes parfois discrets deviennent extraordinaires aux yeux de ceux qu’ils touchent.

Enfin, le dernier acte ramène le regard vers chacun de nous. Il y a des héros qui portent une cape. D’autres un casque. D’autres encore un uniforme. Et puis il y a ceux qui passent inaperçus. Ceux qui soutiennent, accompagnent, encouragent et changent une vie sans jamais chercher la lumière. Car derrière cette proposition se cache une question simple, mais universelle : qui est votre héros?

« Mon superhéros quand j'étais jeune, c'était Batman. Je trouvais que c'était celui qui était le plus proche de nous. Il n'avait pas vraiment de super pouvoirs », raconte le vice-président et co-concepteur Éric Fréchette. Un superhéros qui avance grâce à sa volonté, son courage et sa détermination. « On ne le voyait jamais, il était dans le noir. On se faisait l’image qu’on voulait.  Je trouve que c’est celui qui se rapproche le plus d’un feu d’artifice : je te mets une émotion, un feu d’artifice, mais je ne te mets rien de défini. C’est toi, à la fin, qui décides comment tu le vois. »

C’est toute la philosophie derrière On a tous un héros. Le spectacle ne cherche pas à imposer une seule définition de l’héroïsme. Il souhaite plutôt permettre à chacun d’y projeter sa propre histoire. Puis le regard change avec les années. « Batman n'est plus mon héros aujourd'hui; c’est ma femme. »

C'est précisément cette évolution que souhaite raconter Royal Pyrotechnie : celle d'un enfant fasciné par les héros imaginaires, d'un adulte inspiré par les héros de performance, avant de reconnaître finalement les héros bien réels qui l'entourent.

Une trame sonore aux mille visages

À première vue, la bande sonore surprend par sa diversité. On y passe de la musique symphonique de John Williams et Hans Zimmer au rock puissant de Led Zeppelin, AC/DC et Aerosmith. S'ajoutent la pop de Céline Dion et Coldplay, les accents world de K'naan, la musique dance de David Guetta ainsi que les grandes envolées orchestrales d'Audiomachine et Two Steps From Hell !!!

Un mélange qui pourrait sembler improbable. Mais… « Il y a plusieurs styles de héros », résume simplement Éric Fréchette. Cette diversité musicale devient alors le reflet de la diversité des parcours racontés pendant le spectacle.

Le choix des pièces n’est pas né d’une simple volonté d’aligner des chansons populaires. Avant même de parler de musique, l’équipe de création a défini les émotions à transmettre. « On commence toujours par donner à nos concepteurs musicaux le genre de rythme qu’on veut, l’émotion qu’on veut dégager, puis quel genre de beat ou de narration. »  À partir de cette vision, les Dj Carl Müren et Christian Alary, qui collaborent avec la firme de St-Pie depuis environ une dizaine d’années, ont façonné les segments plus contemporains tandis que Serge Péloquin, autrefois directeur artistique chez Royal Pyrotechnie, a apporté sa sensibilité orchestrale. Un travail qui aura demandé près de deux mois.

La musique devient ainsi la colonne vertébrale du spectacle. Elle ne suit pas les artifices : elle guide le récit. Pour profiter pleinement de cette expérience, les spectateurs à l'extérieur de La Ronde auront tout intérêt à se trouver à proximité d'une diffusion de la bande sonore. Un spectacle de compétition ne se regarde pas seulement : il s'écoute.

De grandes ambitions

On a tous un héros cache également un imposant défi technique.

Pour cette quatrième participation au concours montréalais, Royal Pyrotechnie déploiera un arsenal à la hauteur de ses ambitions : 7 000 signaux de tir, 4 200 mono-coups, 23 plateformes installées sur le lac, et… 15 bombes de calibre maximal !  C’est résolument le spectacle le plus ambitieux sur papier depuis la Hongrie.

En plus de deux formes – qu’on vous garde secrète – qui s’illumineront pour les spectateurs de La Ronde, un autre élément qui attirera certainement les regards sera suspendu à environ 150 pieds dans les airs grâce à une grue. Une structure qui permettra aux artifices d’éclater dans toutes les directions, offrant une nouvelle perspective au spectateur et transformant le ciel en véritable scène tridimensionnelle. « On a une grue, 23 quais, 7000 cues, on ose, c’est sûr que c’est épeurant, mais on a tout mis en notre faveur » explique Éric Fréchette.

Autant le plan de match global que les plans détaillés imprimés sont clairs pour tout le monde. Chaque détail technique a été pensé afin que la mécanique demeure invisible aux yeux du public incluant les branchements-réseau, qui devraient faire le travail en cas de pépin pour qu’on n’y voit… que du feu !

Environ 85 % des artifices proviennent de leur propre ligne Dancing fabriquée en Chine, auxquels s’ajoutent des produits de Panzera en Italie, Igual, Caballer et Zaragozana en Espagne, Yung Feng de Taïwan. Au total, des milliers de pièces qui devront toutes servir un même objectif : raconter une histoire. Car même avec toute cette technologie, la philosophie demeure la même. La technique impressionne, mais c’est l’émotion qui demeure.

Une histoire de transmission

Au-delà du spectacle canadien lui-même, cette 4e participation de Royal Pyrotechnie en compétition raconte aussi une autre histoire. Celle d'une entreprise qui célèbre ses 60 ans. Celle d'une équipe qui prépare déjà l'avenir.

Le papa fondateur Jean-Pierre Roy est toujours présent. Son fils Yanick signe la conception en collaboration avec Éric Frechette, mais a volontairement laissé Éric guider les opérations sur le terrain cette semaine. Sur les rampes de lancement, Lohan - le fils de Yanick - découvre à son tour les coulisses de la compétition montréalaise. Une véritable passation.

« C'est un processus », répète Éric Fréchette à plusieurs reprises au cours de l'entretien. Ce processus se retrouve autant dans la création artistique que dans l'évolution de l'entreprise. Derrière ce nouveau spectacle à La Ronde se cache aussi l’histoire d’une entreprise qui prépare son avenir.

« On a engagé du monde, on a formé une équipe. Aujourd'hui, on est capables de faire Montréal tout en poursuivant nos autres activités. Lohan est ici. Yanick n'est pas là. C'est important que tout le monde comprenne où on s'en va. »

La trame sonore reflète aussi cette volonté de transmission, fruit d'un travail collectif réunissant plusieurs générations de créateurs.  

De son côté, Yanick Roy garde un souvenir bien vivant de sa première participation à Montréal en 2003. « Mon premier gros show à 29 ans! Toute une expérience! J'avais travaillé à La Ronde à 18-20 ans, alors que Paul Csukassy, [NDLR l’actuel directeur technique de l’IFLQ à l’aube de la retraite] conduisait des camions ! Neuf ans plus tard, je me retrouvais sur le podium. »

Fondée en 1966, Royal Pyrotechnie arrive à Montréal avec un parcours qui force le respect. Première firme canadienne à remporter un Jupiter d’Or à l’International des Feux Loto-Québec, l’entreprise demeure encore aujourd’hui la seule firme canadienne à avoir remporté trois fois cette prestigieuse récompense, lors de ses trois participations au concours, en 2003, 2009 et 2014 (en collaboration avec une firme de l’Alberta).

À ce palmarès s’ajoute également le prix de la meilleure trame sonore obtenu en 2009.

Alors pourquoi revenir avec déjà tous ces prix en banque ?  Il semble que même en 2026, la motivation demeure intacte : « Je suis compétitif » dit Yanick sourire en coin. « J’ai évolué, Éric a évolué, toute l’entreprise a évolué ! Et les gens me demandaient souvent de revenir… ».   Mais au-delà des trophées, une conviction guide toujours son travail. « Ce que j'ai appris à Montréal ? Donner du plaisir au public. Aller chercher le côté émotif de tout le monde. »

 

Lohan Roy, 18 ans, et Éric Fréchette

Le héros que chacun porte

Sans se consulter, Yanick arrive exactement à la même conclusion qu’Éric :  ‘Mon héroïne, c’est ma femme d’amour. Toujours là pour moi, pour les enfants. Elle s’occupe de tout son monde, sans oublier notre chien Luke’ conclut-il en riant Dans un climat social où certains discours masculins continuent malheureusement de dévaloriser les femmes, entendre deux hommes reconnus dans leur milieu parler avec autant de simplicité et de fierté de celle qui les accompagne offre un contraste particulièrement lumineux. Ce choix rappelle que l’héroïsme se trouve aussi dans la présence, le soutien et les gestes du quotidien.

Finalement, c’est peut-être là toute la force de On a tous un héros.

Le spectacle ne cherche pas seulement à montrer des héros. Il cherche à nous faire réfléchir à ceux qui nous entourent. À ceux qui nous inspirent. À ceux qui nous accompagnent. Et peut-être, au terme de cette grande fresque pyrotechnique, à reconnaître que le héros que nous cherchions depuis le début était peut-être déjà là.

Tout près.

En nous.

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Trame sonore de 'On a tous un héros' de la firme Royal Pyrotechnie du Canada : 



16 juillet 2026

La Chine célèbre les générations !

Après une prestation magistrale de l’Italie qui a placé la barre très haut, la Chine entre à son tour dans la compétition de l’International des Feux Loto-Québec. Avec Sunny Fireworks, une firme déjà trois fois récompensée à Montréal, le public découvrira « Un monde, une infinité d’étincelles », un spectacle où la musique traverse les décennies pour réunir les générations sous le ciel de La Ronde.

L'équipe de Sunny Fireworks de la Chine

Bellissima Italia !

Après deux soirées marquées par des conditions météorologiques particulièrement difficiles, l’International des Feux Loto-Québec a retrouvé dimanche dernier toute sa splendeur avec une magnifique journée d’été offrant des conditions idéales pour les spectateurs.

La firme Gianni Vaccalluzzo SRL by Zio Piro a offert alors une démonstration de grande maîtrise artistique et technique. L’Italie a rapidement séduit par la richesse de ses couleurs, la puissance de ses effets et une conception qui a continué de gagner en finesse au fil du spectacle.

La construction du spectacle s’est révélée être un véritable crescendo. Les premières minutes laissaient une impression plus mesurée; suivant une très longue narration, le rythme d’ouverture était plus posé et certaines séquences semblaient reprendre des idées similaires. Mais au fil des minutes, la conception s’est raffinée, les tableaux se sont enrichis et l’ensemble a atteint une intensité remarquable.

Parmi les points forts : les produits. Outre les mines et les bombes à variations de couleurs d’une grande beauté, la richesse chromatique était dans l’ensemble, remarquable. La puissance des chandelles et des mono-coups, utilisés avec générosité, impressionnait. Ces explosions imposantes et parfaitement dessinées dans le ciel, ont donné au spectacle une signature de grandeur qui a marqué plusieurs observateurs. Toutefois, lorsqu’utilisées en même temps que les bombes aériennes, ces dernières semblaient perdre de leur ampleur.

La synchronisation entre la musique et les effets pyrotechniques fut également l’une des grandes réussites de la Botte. Chaque séquence semblait parfaitement maîtrisée, avec une progression qui menait naturellement vers une finale retentissante. Un seul moment a semblé moins naturel dans la proposition italienne : le segment consacré à Queen. Bien que l’intention de créer un pont entre l’Italie et la scène internationale soit intéressante, cette portion musicale semblait moins harmonieuse avec l’identité générale du spectacle.

Une réserve qui demeure mineure devant une prestation d’une grande qualité artistique, mais qui pourrait lui faire perdre quelques points sur la feuille de pointage, tout comme certaines erreurs techniques. Avec une finale d’une puissance exceptionnelle et parfaitement orchestrée, Gianni Vaccalluzzo SRL by Zio Piro a signé une performance qui la place déjà parmi les sérieux prétendants aux trophées Jupiter. La compétition est cependant loin d’être terminée…

Revoyez le spectacle italien ici :

Sunny Fireworks : un retour attendu à Montréal

Pour sa septième participation à l’IFLQ, la firme chinoise Sunny Fireworks retrouve une scène qu’elle connaît bien. C’est d’ailleurs l’une des formations les plus expérimentées en sol montréalais - avec la firme canadienne à venir la semaine prochaine – parmi les concurrents de cette édition.

La firme chinoise n’avait pas présenté de spectacle à Montréal depuis 2008, année où elle a remporté le Jupiter de bronze avec sa création devenue mémorable, « À la vie, à l'amour ! », inspirée de la légende des amants papillons. Ce retour s’inscrit dans une riche histoire avec le concours montréalais. Sunny avait auparavant décroché le Jupiter d’or en 1992 ainsi que le Jupiter d’argent l'année suivante.

Pour son retour à Montréal, elle mise sur un langage universel que toutes les générations peuvent comprendre : celui de la musique, de la lumière et de l’émotion; une rencontre entre les cultures et les époques.

Une musique pour toutes les générations

Le thème choisi « Un monde, une infinité d’étincelles », célèbre l’idée que les feux d’artifice peuvent rassembler les peuples, peu importe leur origine ou leur culture. La trame sonore s’harmonise avec cette philosophie en traversant près de huit décennies de musique, dans le désordre. Chaque pièce a été minutieusement choisie afin de refléter l’esprit et les aspirations de son époque et de rejoindre une génération en particulier.

Le voyage commence d’ailleurs par « The Yellow River Piano Concerto », une œuvre chinoise emblématique qui ancre le spectacle dans les racines culturelles de la firme avant de s’ouvrir au répertoire international. Cette pièce extrêmement rythmique laisse présager une grande ouverture.

Puis, de l’énergie festive de l'après-guerre et du rock’n’roll naissant avec « Reet Petite » de Jackie Wilson, dans les années 1950, à la force collective de « We Will Rock You » créée par Queen en 1977, le parcours musical évoque autant la joie que le rassemblement. Les années 1980 apportent l’élan de dépassement d’« Eye of the Tiger » , alors que « You Raise Me Up » et « Up Is Down » prolongent le voyage vers l’entraide et l’aventure des années 2000. Au cœur de cette traversée, « The World’s Gift to Me » de la chanteuse chinoise Faye Wong offre toutefois un moment plus intime et contemplatif, rappelant que les émotions humaines ne se vivent pas uniquement dans la grandeur collective, mais aussi dans la douceur et la gratitude. Enfin, les sonorités plus contemporaines de « Horizon » d’Ahxello et de « For the Win » de Thomas Bergersen & Two Steps From Hell ouvrent la porte vers l’avenir et une finale empreinte de grandeur.

Cette sélection saura rejoindre toutes les générations de spectateurs réunis à La Ronde, sur le Pont Jacques-Cartier et un peu partout autour du parc d’attractions. Des grands-parents aux plus jeunes amateurs de musique actuelle, chacun pourra trouver un repère familier dans cette traversée musicale.

La précision au service de l’émotion

À l’image de l’Italie, Sunny Fireworks utilisera son propre système de tir électronique, permettant à la firme de travailler avec une technologie qu’elle maîtrise et d’assurer un contrôle précis de chaque position de lancement. Une approche qui a démontré son efficacité dimanche dernier.

Le spectacle comprendra précisément 4 732 signaux de tir, dont plus de 2 500 mono-coups. Une importante quantité qui laisse présager une conception riche en détails et en changements de rythme, en harmonie avec les différents styles musicaux. Les plus grosses bombes prévues auront un diamètre de 8 pouces, malgré la possibilité d’utiliser un calibre maximal de 12 pouces. L'importation de ces pièces pyrotechniques demeure complexe.

Clin d’œil à la métropole

Finalement, deux narrations spécialement conçues pour le 40e anniversaire de l’IFLQ viendront également accompagner le spectacle, rendant hommage à Montréal et à quatre décennies de magie pyrotechnique. « Montréal, c’est le niveau suprême de compétition pyrotechnique dans le monde ! » précise la conceptrice Fang Ying Li.

Les boîtes ont été spécialement identifiées avec la mention M40,
pour le 40e anniversaire de la compétition

À cet effet, on pourrait bien voir des bombes dites bonhomme-sourire se transformer en « M » pour Montréal !

Sunny Fireworks possède déjà un riche passé à Montréal et revient avec une proposition rassembleuse, construite autour d’une idée simple : les étincelles peuvent unir les générations.

Reste plus qu’à découvrir si « Un monde, une infinité d’étincelles » permettra à la Chine de rejoindre les grandes performances de cette 40e édition et de s’inscrire à nouveau parmi les favoris pour un trophée Jupiter.

Jeudi soir, le ciel de La Ronde donnera la réponse.

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Bande sonore de "Un monde, une infinité d'étincelles" de la firme chinoise Sunny Fireworks :



12 juillet 2026

L’Italie transforme le ciel en symphonie !

Avec la présentation de « Les Échos du feu – Symphonie sicilienne », l’Italie présente un spectacle qui place la musique au cœur de son récit pyrotechnique. Présentée par Gianni Vaccalluzzo SRL by Zio Piro, cette création puise dans plus de 70 ans d’histoire familiale pour proposer un voyage entre le riche patrimoine musical italien et certains des grands artistes qui ont marqué la scène internationale.

Revenons toutefois sur le premier rendez-vous de cette édition 2026 de l’International des Feux Loto-Québec, alors que la Hongrie a ouvert la compétition avec « Montagnes russes d’émotions » jeudi dernier.

Une prestation solide malgré les imprévus

Cette fois-ci, Jupiter, dieu du ciel et de la foudre, avait manifestement d’autres préoccupations que de nous protéger. Pour la première fois depuis très longtemps, un spectacle de l’IFLQ aura été accompagné par la pluie du début à la fin. Cela n’a pourtant pas empêché des milliers de spectateurs de répondre présents. Imperméables, parapluies et bonne humeur étaient au rendez-vous pour accueillir la Hongrie, première nation en compétition cette année, et découvrir sa façon unique de raconter une histoire… en lumière, en couleurs et en explosions.

Les conditions météorologiques étaient loin d’être idéales. L’humidité ambiante et le plafond nuageux ont limité la dispersion de la fumée, réduisant parfois la clarté de certains tableaux. Heureusement, un léger vent est venu jouer en faveur des artificiers, permettant au spectacle de conserver une bonne partie de son impact visuel.

À ces défis naturels se sont ajoutés des problèmes techniques qui continuent de faire réfléchir l’organisation. Pour une deuxième semaine consécutive, la moitié droite du site de tir a connu certaines défaillances. Pourtant, tous les tests effectués avant le début du spectacle avaient été concluants et aucun indice ne permettait de prévoir ces anomalies. Le mystère demeure donc entier.

Ces problèmes ont malheureusement privé certains tableaux de la symétrie recherchée par les concepteurs, alors que d’autres angles imprécis ont gêné un rendu absolu. Dans une compétition où chaque détail compte, ces quelques absences ont empêché la Hongrie d’atteindre une exécution qui aurait pu être encore plus près de la perfection.

Cela dit, la firme Nuvu Kft. peut certainement être fière de sa prestation et repartir la tête haute. « Montagnes russes d’émotions » a démontré une excellente maîtrise de l’art pyromusical. La qualité des pièces, la diversité des formes et la richesse des couleurs figurent parmi les grandes forces du spectacle. La synchronisation avec la musique était également remarquable, plusieurs effets semblant véritablement dialoguer avec la trame sonore.

La conception générale témoignait d’une volonté claire d’exploiter toute l’ampleur du site de La Ronde, avec des tirs larges, hauts et généreux. Quelques éléments auraient toutefois pu être mieux intégrés, notamment la tour qui n’a pas eu l’impact souhaité dans l’ensemble de son tableau.

Au final, la Hongrie a présenté un spectacle ambitieux et de grande qualité, malheureusement amputé de quelques éléments qui l’éloignent d’une prestation parfaite. Dans une édition qui s’annonce particulièrement relevée, ces détails pourraient éventuellement avoir leur importance.

Voyez le spectacle hongrois ici.

Vaccalluzzo : Une famille où le feu se transmet depuis 1950

Le prochain rendez-vous nous transporte maintenant en Sicile, au cœur d’une famille pour qui la pyrotechnie n’est pas simplement un métier, mais une véritable identité.

L'équipe italienne, regard posé vers le drapeau Il tricolore

L’histoire des Vaccalluzzo dans le monde des feux d’artifice remonte à 1950. Depuis plus de sept décennies, cette famille italienne perpétue un savoir-faire transmis de génération en génération, alliant tradition, fabrication artisanale et recherche artistique.

Les amateurs de l’IFLQ connaissent déjà le nom Vaccalluzzo; une autre branche de cette grande famille avait d’ailleurs remporté le Jupiter de bronze en 2012. L’équipe qui se présente cette année à Montréal évolue sous la bannière : Gianni Vaccalluzzo SRL by Zio Piro, une division consacrée aux grands spectacles pyromusicaux créée au début des années 2000.

Toutes les branches de la famille demeurent néanmoins liées par un même héritage : les produits utilisés dans leurs spectacles proviennent de leur propre manufacture familiale, où sont fabriqués les artifices selon des méthodes traditionnelles italiennes.

Lors de notre rencontre avec le fils de Gianni, Alessio, concepteur du spectacle, sa sœur Giulia et l’artificier Matthew Ullul - qui a grandement aidé à traduire les propos de la fratrie - une chose était évidente : chez les Vaccalluzzo, la poudre noire fait partie de l’ADN familial. Ils fabriquent d'ailleurs cette poudre pour l'ensemble de l'Italie !

L’entreprise réalise aujourd’hui plus de 200 grands spectacles par année, tout en continuant à préserver les techniques qui ont bâti sa réputation. Pour cette présentation montréalaise, seule une poignée d'artifices n’a pas été fabriquée spécialement pour le spectacle.

Quand les feux deviennent un instrument de musique

La grande particularité de la proposition italienne réside dans sa relation avec la musique.

Giulia Vaccalluzzo explique : « Pour nous, la musique n’est pas simplement quelque chose derrière les feux d’artifice. C’est une composante essentielle du spectacle. Nous essayons d’interpréter chaque chanson à travers les couleurs, les formes et l’intensité des effets pyrotechniques. C’est presque comme si les feux devenaient un autre instrument dans l’orchestre. Nous ne voulons pas seulement que le public regarde le spectacle, nous voulons qu’il le ressente. »

Cette philosophie se retrouve au cœur de la conception imaginée en deux grands mouvements. La première partie rend hommage à la grande tradition musicale italienne, avec des œuvres qui ont traversé les frontières et les générations. Difficile d’imaginer un public montréalais qui ne reconnaîtra pas ces mélodies devenues universelles.

Les premières notes de Cinema Paradiso d’Ennio Morricone, l’intensité de The Ecstasy of Gold, l’immortel Nessun Dorma interprété par Luciano Pavarotti, l’énergie de Funiculì Funiculà ou encore l’émotion de Con te partirò d’Andrea Bocelli font partie de ces œuvres qui ont contribué à façonner l'identité musicale de l’Italie dans le monde entier.

Après cette plongée dans l’héritage italien, le spectacle changera de direction avec une transition portée par Only Time d’Enya - soutenue par le segment laser - avant d’ouvrir la porte à la musique internationale.

La deuxième partie rendra hommage à des artistes devenus des symboles universels d’énergie, de liberté et de passion, notamment avec un grand moment consacré à Queen et ses incontournables Bohemian Rhapsody, Don’t Stop Me Now, Somebody to Love, We Will Rock You et The Show Must Go On.

Colori. Potenza. Eleganza.

Lorsque l’on demande aux Vaccalluzzo de résumer leur création en quelques mots, la réponse arrive naturellement : « Colori. Potenza. Eleganza. ». Couleurs. Puissance. Élégance. Trois mots qui résument la vision artistique de la firme sicilienne.

Une petite partie des milliers de mono-coups

Techniquement, la console de tir gérera plus de 5 000 commandes de tir incluant plus de 3 000 pièces individuelles et huit bombes de 300mm. Le tout savamment dispersé sur les différentes positions de lancement disponibles, incluant les plateformes flottantes.

Mais au-delà des chiffres, c’est surtout une philosophie artistique qui se dégage de cette rencontre. Les Vaccalluzzo ne parlent pas uniquement d’artifices, de calibres ou de puissance de feu. Ils parlent de tradition, de musique et d’émotion.

C’est maintenant au ciel de Montréal de donner sa propre réponse. Après avoir traversé les grandes mélodies italiennes, les classiques internationaux et plus de 70 ans d’histoire familiale, « Les Échos du feu – Symphonie sicilienne » tentera de transformer le ciel en une immense scène où la lumière, les couleurs et la musique ne feront plus qu’un.

Reste plus qu’à découvrir comment Alessio Vaccalluzzo traduira cette imposante partition musicale dans le ciel de Montréal. Une chose est certaine : ce soir, l’Italie apportera avec elle bien plus que des artifices. Elle apportera une histoire, une tradition, un savoir-faire qui traversent les générations.

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Bande sonore de Les échos du feu : symphonie sicilienne de la firme italienne Gianni Vaccalluzzo SRL by Zio Piro :

9 juillet 2026

La Hongrie promet une montagne russe d’émotions !

Le coup d’envoi de la 40e édition de l’International des Feux Loto-Québec aura été à l’image de l’événement lui-même : spectaculaire, imprévisible et chargé d’émotions.

Avant même la première explosion, le feu d’ouverture présenté jeudi dernier par GFA Pyro aura traversé sa propre tempête. Quelques heures avant la représentation, Dame Nature s’est soulevée.

Le passage d’orages violents sur la grande région de Montréal a produit des rafales de plus de 90 km/h. À la station de Montréal-Trudeau, des vents de 32 km/h étaient encore enregistrés à 19 h, avant qu’une importante cellule pluvieuse ne déverse 22 mm de pluie en une seule heure.

En pyrotechnie, des vents de 40 km/h constituent une limite à partir de laquelle il devient impossible, de procéder à un tir en toute sécurité, bien que l'approche de cette limite soit loin de correspondre à des conditions idéales.

Plusieurs spectateurs auront sans doute hésité à se déplacer devant un ciel aussi menaçant. Pourtant, vers 21h15, alors que débutait la cérémonie protocolaire soulignant les nombreux artisans marquants des quatre dernières décennies, les forts vents étaient tombés, le ciel s’était dégagé et l’été avait repris ses droits.

Le dieu Jupiter était encore parmi nous.

En 40 ans d’existence - 346 feux planifiés - un seul spectacle a dû être annulé. C’était le 29 juin 2023. La veille, la Santé publique avait recommandé l’annulation du feu d’ouverture en raison de la dégradation anticipée de la qualité de l’air causée par les incendies de forêt qui sévissaient alors au nord du Québec.

Cette fois, le spectacle a bel et bien eu lieu. Comme d’habitude. Mais la météo avait déjà laissé des traces. Les importantes précipitations tombées avant la représentation ont endommagé une partie de la technologie. Malgré un report de quelques minutes dans l’espoir de résoudre certains problèmes, une portion importante des pièces pyrotechniques n’a pu être mise à feu.

Au-delà des bombes aériennes, c’est essentiellement la moitié droite du spectacle imaginé par GFA Pyro qui est restée muette.  Revoyez ce spectacle ici :

 

Ambition irréaliste

Il faut néanmoins reconnaître l’audace de GFA Pyro. Un feu d’ouverture offre une liberté que la compétition ne permet pas toujours. Sans critères à respecter, une firme peut se permettre d’expérimenter, de tester de nouvelles idées et de repousser certaines limites techniques. C’est un terrain idéal pour innover.

Encore faut-il que tout soit en place.

Toutes ces nouveautés et fioritures demandent énormément de temps d’installation. Entre la canicule du 1er juillet, les conditions météorologiques difficiles du lendemain et les fortes pluies qui ont précédé la représentation, le plan était particulièrement ambitieux. Trop ambitieux peut-être. Certaines surprises prévues n’ont pas eu lieu. D’autres n’ont tout simplement pas eu l’effet escompté. Par chance, aucun critère n’existe lors de cette soirée d’ouverture et le but simplement festif de l’exercice fut atteint.

Avec le début de la compétition ce soir, c’est le retour à Montréal de ces belles histoires racontées d’explosions colorées. C’est le retour de l’ART PYROTECHNIQUE !  Et c’est précisément ce que la Hongrie nous propose.

Un rêve d’enfant prendra vie

Le pays des Magyars sera le premier à entrer dans l’arène avec NUVU Kft., une firme que nous avons eu plaisir à découvrir il y a 4 ans, alors qu’à sa toute première participation, elle remportait le Jupiter d’argent ! Être invitée à revenir pour cette édition anniversaire représente, pour ses artisans, un immense honneur.

Le spectacle intitulé Montagnes russes d’émotions trouve son origine dans un rêve d’enfance du directeur Ferenc Tóth : « Vers l’âge de huit ou dix ans, j’ai fait un rêve où j’étais le concepteur et le constructeur d’une montagne russe traditionnelle en bois. Un rêve si réel que je ne l’ai jamais oublié. Alors quand nous avons commencé à nous pencher sur ce que nous allions faire ici, il est devenu évident que je devais enfin concrétiser ce rêve ! »

Le lieu est tout indiqué : raconter cette histoire à La Ronde ajoute une dimension particulière à l’expérience. Les Montréalais ne pourront s’empêcher de penser au Monstre, inauguré il y a 40 ans, la plus haute montagne russe en bois à double voie au monde !

Mais la montagne russe de NUVU ne sera pas faite de bois. Elle sera faite d’émotions.

Le directeur Ferenc Tóth, la conceptrice Anikó Seres, et leur fille Sára

Quand la musique raconte la vie

Le spectacle débutera dans un monde où les émotions n’existent plus, où le rock est interdit et où le personnage principal cherche à s’en libérer grâce à ses aspirations, sa persévérance. Puis viennent les succès, l’amour, mais aussi les défis de la vie, les moments plus difficiles, la maladie.

La bande sonore (disponible au bas de cet article) raconte exactement ce parcours. L’ouverture avec Mr. Roboto de Styx installe ainsi un univers froid et mécanique, puis A Million Dreams ouvre ensuite la porte aux rêves, à l’espoir. Chaque pièce musicale accompagne une nouvelle étape de cette vie faite de hauts et de bas, comme Le Monstre. Un parcours émotionnel où le désespoir laisse place à la réussite, la lutte à l’amour, les épreuves aux nouveaux départs.

Un ciel doré pour les enfants

La conceptrice artistique Anikó Seres, la conjointe de Ferenc, avance que chaque tableau y trouvera sa couleur. Littéralement. Jusqu’au moment probablement le plus bouleversant du spectacle : la version acoustique de We're not gonna take it. Loin de l’hymne rock que nous connaissons tous, cette pièce donne la chair de poule avec son rythme lent et la voix grave et râpeuse de Dee Snider; elle a été enregistrée pour soutenir la lutte contre le cancer pédiatrique.

Ainsi, pour cette séquence, le ciel se parera d'or, à l’image du ruban doré, symbole international de cette lutte contre le cancer chez l’enfant. Un choix artistique qui donne une profondeur supplémentaire à un tableau déjà chargé d’émotion.

Finalement, la lumière reviendra avec Forogj Világ! du groupe hongrois NOX, une conclusion porteuse d’espoir où la montagne russe émotionnelle atteindra enfin son sommet.

Less is more

Sur le plan technique, NUVU annonce aussi une production d’envergure, bien qu’elle ait beaucoup appris de leur visite précédente. En 2022, ils avaient planifié beaucoup plus que ce qui a été possible de faire, sans toutefois nuire au spectacle. Cette fois-ci, on a préconisé une approche less is more afin de s’assurer que le spectacle prévu pourra être celui rendu. Plus de 5 000 mises à feu seront synchronisées à la musique. Toutes les rampes de lancement seront mises à profit dont 25 positions sur le grand quai à lui seul, ainsi qu’une tour surmontée d’une structure circulaire qui saura réserver son lot de surprises et d’effets wow. Parlant de wow, le spectacle comprendra aussi une dizaine de bombes de 12 pouces, soit le calibre maximal autorisé au Canada.

N’étant pas un fabricant d’artifice, NUVU utilisera des produits provenant de plusieurs grandes maisons européennes : les Italiennes Panzera, Parente et Giuliani, les Espagnoles Europlà et Igual, ainsi que des magnifiques pièces provenant de leur réserve spéciale de la firme slovène Hamex.

Après une ouverture marquée par les caprices de la météo, la Hongrie propose donc une œuvre où la pyrotechnie ne sera pas seulement une succession d’explosions.

Elle sera un langage.

Celui d’une vie racontée dans le ciel, une émotion à la fois.

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Bande sonore de Montagnes russes d'émotions de la firme hongroise NUVU Kft :

 

2 juillet 2026

40 ans d’émerveillement !

Pendant plus d'un mois, le ciel de Montréal retrouvera ses plus belles couleurs. L'International des Feux Loto-Québec (IFLQ) donne le coup d'envoi de sa 40e édition ce soir à La Ronde, amorçant une saison qui s'annonce à la fois festive, nostalgique et spectaculaire. Pour souligner cet anniversaire, les organisateurs ont choisi de miser sur des valeurs sûres…

Afin de souligner les 40 ans de cette compétition pyrotechnique devenue une référence mondiale, La Ronde a invité exclusivement des entreprises ayant déjà inscrit leur nom au palmarès des récipiendaire du prestigieux trophée Jupiter, en référence au dieu romain du même nom et Maître du Ciel. Les six concurrents en lice sont tous d'anciens lauréats : deux gagnants du Jupiter d'Or, deux du Jupiter d'Argent et deux du Jupiter de Bronze.

Cette programmation réunit ainsi des firmes pyrotechniques expérimentées offrant une compétition où chaque soirée promet un niveau artistique particulièrement élevé.

À vos calendriers !

  • 2 juillet – Ouverture - GFA Pyro - «On fête nos 40 ans» (hors compétition)
  • 9 juillet – Hongrie – Nuvu – «Montagnes russes d’émotions»
  • 12 juillet – Italie – Gianni Vaccalluzzo by Zio Piro – «Les échos du feu – Symphonie sicilienne»
  • 16 juillet – Chine – Sunny International – «Un monde, une infinité d’étincelles»
  • 23 juillet – Canada – Royal Pyrotechnie – «On a tous un héros»
  • 26 juillet – États-Unis – Pyro Spectaculars – «Le temps d’une nuit»
  • 30 juillet – Australie – Foti Fireworks – «À notre façon»
  • 6 août – Clôture - Rozzi Famous Fireworks et Panzera Srl – «Hommage aux légendes» (hors compétition)

Quatre décennies de souvenirs

Le spectacle inaugural de ce soir ne participe pas à la compétition. Son rôle est tout autre : célébrer les 40 années d'existence de l'International des Feux Loto-Québec.

Pour construire cette rétrospective musicale, une cinquantaine de pièces ayant marqué l'histoire du concours ont d'abord été identifiées par le directeur technique de l’événement, Paul Csukassy. La firme québécoise mandatée pour ce spectacle, GFA Pyro en a finalement retenu 17, dont certaines revisitées dans des versions différentes, qui permettra de raconter l'évolution de l'événement à travers les émotions qu'il a fait vivre depuis 1985. Il était ainsi impossible de passer à côté du thème de la 20th Century Studios utilisé si souvent au fil de la compétition, et était toute indiquée pour débuter le spectacle de ce soir. Mentionnons aussi la dramatique O Fortuna qui a servi de conclusion a plusieurs feux d’artifice depuis 40 ans, dont celui de la firme australienne que nous verrons en toute fin de concours cette année, et qui s’était méritée le Bronze en 2006.

Divisée en trois sections principales – les héros, les vilains, les émotions - la trame sonore (que vous trouverez en entier au bas de cet article) a été montée par le concepteur sonore Jean Gaudreau, qui travaille avec GFA depuis plus de quinze ans. « C’est un magicien Jean ! il est vraiment talentueux, il a une compréhension de la pyrotechnie et sait exactement comment tisser, tricoter le tout. » commente la directrice générale de GFA, Maude Furtado, que nous avons rencontré cette semaine.


Maude Furtado et Guillaume Chartier

GFA : l'union de l'expérience

GFA, c’est pour Groupe Fiatlux-Ampleman. Fiatlux née en 1985, la même année que l'IFLQ a acquis Ampleman qui, elle, remonte aux années 1930, ce qui lui confère près d'un siècle d'expertise dans le domaine. Les deux entreprises ont uni leurs forces en 2010 pour créer GFA. Depuis cette fusion, l'entreprise a signé trois spectacles hors compétition à La Ronde, dont l'Hommage à Harmonium présenté en 2017. Une soirée qui avait profondément touché Serge Fiori, alors présent dans les gradins pour assister à ce vibrant hommage musical et pyrotechnique.

Une création entièrement pensée pour cette soirée anniversaire

Le spectacle de ce soir a été pyrotechniquement parlant imaginé par les artificiers Benoit Berthelet et Simon David, à qui le directeur artistique Guillaume Chartier a confié cette importante mission, bien que ce dernier se soit incrusté dans le premier et le dernier tableau. « Ils ont fait une super belle job, les deux de façons très différentes, mais qui au final fait un tout cohérent. On ne peut pas dire qui a fait quoi. »

Benoît Berthelet confirme que la plupart des chansons représentaient un défi en soi. « On se rentre les musiques dans le corps, on se remplit d’images, et pas nécessairement qu’en terme de couleur ou de feu d’artifice, on essaie plein d’affaires… On essaie de trouver des références par rapport à l’artiste, au film; d’une journée à l’autre, on peut avoir un tout autre sentiment, être dans un autre état d’esprit... Mais, on fête le 40e, on veut que ce soit festif »

Chartier signe également toute la conception du volet DMX, soit les éclairages qui viendront compléter la pyrotechnie. Nombreux projecteurs seront installés en formation circulaire sur la rampe 4, au sommet de l'ancienne régie située au cœur du lac des Dauphins, afin d'ajouter une dimension visuelle supplémentaire au spectacle.

Sur le plan technique, les chiffres peuvent donner une idée de l'ampleur de la production. Environ 4 600 mises à feu seront déclenchées au cours de la soirée, dont environ la moitié en mono-coups, où un seul signal commande un seul effet pyrotechnique. À cela s'ajouteront nombreux effets spéciaux rarement utilisés au Québec, notamment des masclets, ces détonations sonores très populaires lors des festivals pyrotechniques diurnes en Espagne, et plusieurs surprises sur l’eau, dont les détails demeurent volontairement gardés secrets.

Une nouveauté qui reviendra tout l'été

Le 40e anniversaire apportera également une nouvelle signature visuelle à chacune des soirées. Avant chaque spectacle, un écran d'eau prendra vie grâce à des projections vidéo et autres jeux de laser. Ces derniers seront d’ailleurs à nouveau utilisés cette année, toutefois pour une période plus brève à l’intérieur du feu que ce que nous avons vu ces dernières années.

Une soirée remplie d'émotion

Au-delà des effets spéciaux et de la pyro, cette soirée d'ouverture revêtira une portée toute particulière pour plusieurs artisans de l'événement.

À la tête de GFA, Maude est la fille de Frank Furtado, figure incontournable du show-business québécois. Gérant d’artistes, co-fondateur de l’ADISQ (et du Domaine de l’Orpailleur !), M. Furtado est carrément à l'origine de l’IFLQ et plusieurs autres événements pyrotechniques au Canada. Décédé à la fin de 2024, il laisse derrière lui un héritage considérable. Plusieurs espèrent qu'un hommage lui sera rendu au cours de cette soirée qui célèbre les quatre décennies d'un événement qui « lui appartient ».

Quarante ans plus tard, l'International des Feux Loto-Québec continue ainsi de réunir les meilleurs créateurs du monde entier, tout en rappelant que derrière chaque explosion de couleurs se cachent des milliers d'heures de création, de précision… mais surtout de passion.

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Bande sonore de On fête nos 40 ans de la firme québécoise GFA Pyro :


 

 


24 mars 2026

2026 - HORAIRE DE LA 40E ÉDITION DE L'INTERNATIONAL DES FEUX LOTO-QUÉBEC

Voici l'horaire des 8 soirées magiques qui auront lieu dans le cadre de la 40e édition de l'International des Feux Loto-Québec à Montréal ! Tous des Jupitarisés !!!

N'oubliez pas de mettre à jour votre calendrier !  6 jeudis, 2 dimanches !  

Jeudi 2 juillet :
**Ouverture - GFA Pyro
'On fête nos 40 ans !'

Jeudi 9 juillet :
Hongrie - NUVU
'Montagnes russes d'émotions'


Dimanche 12 juillet :
Italie - Gianni Vaccalluzzo by Zio Piro
'Les échos du feu : Symphonie Sicilienne'

Jeudi 16 juillet :
Chine - Sunny International
'Un monde, une infinité d'étincelles'


Jeudi 23 juillet :
Canada - Royal Pyrotechnie
'On a tous un héros'


Dimanche 26 juillet :
États-Unis - Pyro Spectaculars

'Le temps d'une nuit'


Jeudi 30 juillet :
Australie - Foti Fireworks
'[Re]Connexion'

Jeudi 6 août :
** Finale des Étoiles - Panzera / Rozzi's Famous Fireworks
'Hommage aux Légendes'


** : Hors-Compétition

Beau temps mauvais temps, les feux sont tirés à 22 heures !

Bonne saison !!!






19 mars 2026

2026 - HORAIRE DES GRANDS FEUX DU CASINO DU LAC-LEAMY

À nouveau cette année, Les Grands Feux du Casino du Lac-Leamy présente 6 soirées explosives qui rallient toujours une grande foule.

Planifiez-vous au moins une journée (sinon les 6 !) dans la magnifique région de l'Outaouais où il y a tant à faire, à voir, à flâner; et confortablement vous installer une couverture en soirée sur le site du Musée Canadien de l'histoire, pour admirer l'unique représentation des ces spectacles pyrotechniques.  Où vous procurer un siège ici avant 16hrs le jour de l'événement, sinon c'est au Musée canadien de l'histoire qu'il faut vous présenter.

Mercredi, 29 juillet :
Ouverture - Royal Pyrotechnie


Samedi, 1 août :
Canada - Feux d'artifice Orion

Mercredi, 5 août :
France - Pyragric


Samedi, 8 août :

Brésil - Vision Show 

Mercredi, 12 août :
Chine - Dancing Fireworks

Samedi, 15 août :

Clôture - Royal Pyrotechnie



18 mars 2026

2026 - HORAIRE DE LA FÊTE DU LAC DES NATIONS

La Fête du Lac des Nations de Sherbrooke est de retour cet été pour la 45e édition qui se déroulera du 14 au 19 juillet 2026, où des dizaines et dizaines d'artistes se produiront sur les différentes scènes du Parc Jacques-Cartier pour le plus grand bonheur des festivaliers.  Marie-Mai, Bleu Jeans Bleu, Fredz, Lou-Adriane Cassidy, Daniel Bélanger - et plein plein d'autres !   

Ce festival comporte aussi son événement pyrotechnique : Les Grands Feux Audi Sherbrooke. Du mardi au dimanche inclusivement, chaque soir, les Estriens auront droit à un feu d'artifice d'envergure !  Pas de compétition, juste pour le plaisir !

Voici ci-bas les thèmes de chacune de ces soirées.  Soyez-y ! À 21h30 heures !

Mardi 14 juillet :
Pop Party

Mercredi 15 juillet :
Rodéo Pyro

Jeudi 16 juillet :

Race and Fire

Vendredi 17 juillet :

Fréquence'

Samedi 18 juillet :
Karaoké

Dimanche 19 juillet :
Toujours la flamme au coeur


Toute la programmation se retrouve sur le site officiel de l'événement.  


Fete du Lac des Nations 2022 - Feu d'artifice Orion


31 juillet 2025

Rien ne va plus !

Les jeux sont faits !

C’est ce soir que seront remis les Jupiter d’Or, d’Argent et de Bronze, lors de la cérémonie de clôture qui précédera le feu ultime de cette 39e saison, un hommage à Taylor Swift.

Belle France !

Le compétiteur final dimanche dernier, la France, a offert une performance extraordinaire qui devrait lui assurer l’Or. Bien dosé entre rythmes et émotions, le spectacle présenté fût complet et cohérent avec le thème soumis [RE]CONNEXION. Chaque tableau a su garder le public attentif en étant habilement élaboré, variant couleurs et effets. La tour de 45 mètres a ajouté son lot de surprises, bien que parfois dissoutes derrière certaines mines tirées plus près du public. Mais somme toute, LUX Factory a excellé sur tous les critères et il serait surprenant de le voir repartir avec autre chose que la plus plus prestigieuse récompense dans l'industrie : le Jupiter d'Or de Montréal.

Voyez ou revoyez la performance française ici.

Quoique…

Rappelons que le jury est composé de 19 personnes, tous avec des goûts bien personnels, et que le critère le plus payant de la grille d’évaluation - à raison de 25% - est la conception pyromusicale, qui est intimement lié à l’appréciation générale. Ce que l’un ressent fortement, l’autre peut passer à côté. Bref, il est impossible de prédire les résultats, nous avons eu quelques surprise à travers les années, mais on s’amuse ici... Aux côtés de la France, nous aimerions retrouver l’Italie. En espérant que les juges aient pris de bonnes notes, puisque rappelons-nous, l’Italie a ouvert le concours… il y a 4 semaines !  C’est quand même statistiquement rare que les premiers concurrents se hissent au sommet; en fait, ce n’est arrivé qu’une seule fois en 2015.  Le premier a-t-il déjà remporté l’argent ?  Oui, à quatre reprises.  Espérons que PyroItaly sera la 5e à réussir l’exploit. Quant au Bronze, il est beaucoup plus difficile à prédire. Le Japon, la Suisse et le Canada ont tous de sérieuses prétentions. Peut-être bien un deuxième Jupiter de Bronze en autant d’années pour le Japon, qui sait ?  Quoiqu'il en soit, nous aurons un petit pincement pour les 2 autres, assurément, car ils ont offert de grandes prestations.  Nous passons sous silence ici la soirée des États-Unis.  Vers 21h30, les réponses viendront.  Vous pourrez suivre la cérémonie en direct ici.

Célébration ultime !

Une fois la cérémonie terminée, les partenaires Rozzi Famous Fireworks des États-Unis, et Panzera SAS de l’Italie mettront le feu aux poudres pour la prestation finale de la 39e édition de l’International des Feux Loto-Québec. Responsables de plusieurs feux de clôture dans les dernières années, leur réputation n’est plus à faire, et ces soirées sont toujours hautement festives !Maria Grazia Gerbaudo de Panzera et Michael Lutz de Rozzi Famous Fireworks
Le parc rempli de Swifties ! 

Cette année, l’artiste hommagée est nulle autre que Taylor Swift ! Le concepteur américain Michael Lutz a eu la lourde tâche de choisir parmi les innombrables succès de l’artiste, et il lui aura fallu plus d’un mois pour arriver à une trame sonore finale, conseillé ici et là par le directeur de l’événement, Paul Csukassy.  « On se dit on va prendre les deux meilleures chansons de chaque album et rapidement, on dépasse la trentaine ! » confie Michael. Sans être un swiftie, il n’a pu non plus compter sur l’aide de sa fille, maintenant âgée de 16 ans, qui a délaissé Taylor il y a quelques années pour quelque chose de plus… rap.  Donc, pas d’aide de ce côté à son grand désarroi.  Il espère simplement avoir viser juste, car il connaît l’adulation des Swifties, qui seront assurément très présents ce soir et très critiques de son travail. « C’est terrifiant ! » dit-il en riant. Taylor Swift, c’est de la pop, donc la structure de plusieurs chansons se ressemble. C’est un défi d’en faire la conception pyrotechnique, car on ne veut pas que ça devienne monotone. Quand on a différents artistes, on a quelque chose qui, naturellement, se diversifie.  Mais plus j’écoutais la musique, plus je trouvais que la plupart des chansons ont des segments très l’fun. Finalement on trouve un 20 secondes ici avec lequel on peut s’amuser, et un autre 20 secondes là où on peut surprendre autrement qu’avec des gâteaux et des bombes ».  Ses débuts plus country devraient aussi aider aussi à varier le rythme.

Rien n'a été laissé au hasard

Côté technique, ce sont près de 5000 mises à feu qui mettront un terme à cette extraordinaire saison, qui exploseront d’un peu partout sur le site, donc 3000 monocoups.Pas de doute, le rythme sera là. Quatre-vingt pour cent de tous les pétards qui seront lancés proviennent des entrepôts de l’italienne Panzera, qui continue toujours de rendre la pyro de plus en plus verte.Zéro plastique, de moins en moins de perchlorate, Panzera fait définitivement sa part pour minimiser l’impact environnemental. Une infime partie de tous les monocoups, certains anglés très bas

Allez ! Que tombe la nuit ! Et que cette saison se termine sur la meilleure des notes possible !!!

Bonne finale à tous !
Équipe du feu de clôture


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Bande sonore du Feu des Étoiles Taylor Swift de Rozzi Famous Fireworks & Panzera SAS :

1. ..Ready For It / Reputation 2. I Knew You Were Trouble / Red 3. I'm Only Me When I'm With You / Taylor Swift 4. Mean Speak / Now 5. Wildest Dreams / 1989 6. Long Live / Speak Now 7. Lover / Lover 8. 22 / Red 9. Sparks Fly / Speak Now 10. Shake it Off / 1989 11. Bigger Than The Whole Sky / Midnights 12. The Man / Lover 13. Blank Spaces / 1989 14. Delicate / Reputation 15. We Are Never Getting Back Together / Red 16. I Can Do It With A Broken Heart / Tortured Poets Department 17. Me! / Lover