18 juillet 2014

Légendaires Légendes



Plein écran / Full screen

Si vous lisez ce blog, vous savez que c’est avec Royal Pyrotechnie que je m’associe lorsque j’exerce ma passion d'artificière.  Sinon, bien vous venez de l’apprendre.  Bref, vous pouvez me traiter de très partiale, d’être en conflit d’intérêt, d’être biaisée, etc., vous aurez raison   Royal, c’est ma gang, je les aime d’amour, et je leur souhaite l’or bien sûr !  

Mais pour vrai, à ce stade-ci, en toute objectivité - si cela est possible - c’est définitivement ce qui les attend. Mais attention, il reste 3 spectacles de qualité à venir.  Alors, attendons donc…

Je vous ai parlé en début de concours que les feux qu’on nous présenterait en cette année toute spéciale du 30e anniversaire, devraient frôler la perfection pour prétendre à un Jupiter.  Royal et FSC se sont joliment approchés de cette perfection mercredi soir dernier.  Que peut-on redire sur le spectacle canadien ?  Un bon début (enfin !), une narration soutenue autrement que ce à quoi nous sommes habitués, demeurant quand même audible et plaçant bien le tableau à venir, excellente musique pour chaque légende. Le design pouvait difficilement être plus créatif, divertissant, inattendu; ne répétant jamais les même figures.  Pour la première fois depuis mes 9 dernières années à La Ronde, l’une après l'autre, mes photos étaient complètement différentes. D’un dix secondes à l’autre, les angles avaient changé, les produits n’étaient plus les mêmes, la composition était totalement autre.  Les jeux d’angles furent omniprésents tout au long des 30 minutes, ajoutant un grand dynamisme à la prestation, gardant les spectateurs sur le qui-vive, surveillant le prochain tir.  Le tout avec des effets variés à souhait, de belles couleurs lorsque l'on s’éloignait du doré, et des surprises ici et là.

J’attendais avec impatience, la légende des feux follets.  Zéro déçue.  Ça reste même mon moment fort, et celui d'une grande majorité de spectateurs si l'on en juge par les réactions de stupéfaction entendues dans les gradins. Pendant toute la légende, on avait l’impression de suivre ces petites flammes malignes au bord du précipice.  Débutant dramatiquement, le tableau s’est terminé sur une note plus funky, mais surtout par l’effet saisissant des 'laser comets’, qui, après leur lumineuse éclosion disparaissaient en une fraction de seconde, laissant le public complètement pantois.  Une type d'artifice jamais vu à la Ronde ou enfin, pas avec cette quantité, ce qui a rendu l’effet vraiment surprenant.  J’en ai rêvé.  Et j’y penserai encore longtemps.  Je veux en revoir !!!

Je ne trouverais pas de point négatif que vous seriez vraiment convaincus de mon parti pris.  Je dirai simplement que le spectacle a été très chargé.  Les moments plus subtils n’abondaient pas, et le public avait peine à reprendre son souffle. Toutefois, malgré l’ampleur, je n’ai pas ressenti l’effet de 'remplir pour remplir'.  Il semblait que chaque bombe avait sa place, et son effet associé à un autre niveau.  Car, en ce qui a trait à l’utilisation de l’espace, wow.  Le spectacle était d’une largeur qui dépassait mon grand angle, les arches aidant; les deux designers ont constamment joué avec les différents niveaux horizontaux, mais aussi énormément avec la profondeur qu’offrent les 5 rampes de lancement de La Ronde, ajoutant encore plus de dimension au spectacle.   Jamais un artifice se retrouvait seul dans sa catégorie. Sinon, je ne suis pas une très grande fan des tableaux complètement doré;  il y en a eu plusieurs. Mais c'est bien personnel. Et quelle finale !!!

Finalement, côté exécution, bravo.  Jamais un angle n'a déréglé de sa symétrie, et les erreurs à peine dignes de mention.  De la préparation en entrepôt jusqu'à 22h30 mercredi, tout a été fait de la bonne façon, de sorte que le feu d'artifice que nous avons vu était exactement celui imaginé. Pas de gros pépins, pas de défaillance technique, un succès sur toute la ligne. Il n'y a que le vent qui n'a pas coopéré poussant fumée et débris vers les gradins, décolorant un peu la prestation à certains endroits.  Mais peu importe ce facteur externe incontrôlable, toute l'équipe est ressortie exaltée de son expérience et du résultat.  

'Kutuan, Légendes de feu' devient légende et s'inscrit dans les plus grandes prestations offertes à La Ronde en 30 ans d'existence.  En toute impartialité. Oui, oui.

Chapeau mes amis, et bonne chance !!!

Canada Kutuan - Photos



14 juillet 2014

Place aux Légendes !!!


Nous y voici, le feu le plus attendu - pour ma part - de la saison : le feu du Canada !!!

Pour l'occasion, deux compagnies s'associent; ma gang de Royal Pyrotechnie (J'capote !!!), et la firme amie Fireworks Spectaculars of Canada, appelons-les FSC, de l'Alberta.  Fait rare me direz-vous, mais c'était ça ou pas de Canada au 30e anniversaire.  Royal ayant remporté l'or en 2009 et FSC en 2010, l'une ou l'autre se devait d'être sélectionnée. Mais ni pour l'une, ni pour l'autre, ça ne semblait possible. Royal est l'hôte de la compétition pyrotechnique du Lac des Nations de Sherbrooke qui commence ce soir, en plus des Grands Feux du Casino du Lac Leamy à Gatineau du 2 au 16 août.  FSC quant à elle, a terminé hier le Stampede de Calgary, 11 feux d'artifice en 11 jours.  En plus de toutes les festivités du 24 juin/1er juillet.  Bref, des horaires méga chargés, un grand besoin d'effectif, de matériel; le partenariat devenait évident.  Et sauvait ainsi La Ronde d'un choix difficile.  Alors, pourquoi pas les deux ?

À leur commande, Yanick Roy et Brad Dezotell que j'ai rencontrés.  Un design combiné à distance, avec deux styles différents, c'est possible ?   'He came 3 times to my place' de dire Yanick Roy.  'The first meeting was ideas on the white board.  Just putting ideas on a show called Reveries.  Then came the soundtrack, we defined who would do which section, and started putting some cues... when we finally discover that WECO's show was quite similar in terms of the theme !  So we said no, we cannot do that. At this time, I presented Brad with a show I did in the past 'Kutuan, Legends of fire'.  De là, plusieurs idées nées de Rêveries sont restées, certaines musiques pouvaient aussi être réutilisées, et à deux, ils sont arrivés à une version complètement revampée du spectacle qui a valu les grands honneurs à Royal aux Philippines.  Même à distance.  Une dernière rencontre leur a permis d'homogénéiser tout le design, d'éviter le plus possible les répétitions, si bien qu'à ce stade-ci, ils ne savent plus qui a créé quoi. 'We both checked each other's sections, we both changed things on each other design, would it be products or just 'hey what do you think about this ?' and vice versa.  Yanick is a little more free-floating than i am i think, and im a little bit more regimented.  He likes to let it go and sometimes just let the fireworks do the work in a tableau style and at first he does amazing design. I'm a little bit more regimented, little bit more agressive, so we kinda met in the middle.' de compléter Brad Dezotell.  Le directeur technique Patrice Guy a aussi joué un rôle important dans toute l'optimisation de la logistique d'un spectacle aussi complexe, ainsi que Serge Péloquin en ce qui a trait à la musique, récpiendaire du Jupiter de la trame sonore remis en 2009. 

Kutuan (prononcez Kut'awann)
Kutuan, c'est un mot innu signifiant emplacement du feu.  Le duo a donc travaillé cet élément selon 4 légendes. La première : la légende du Diable. Le Diable, l'enfer, le feu; l'association est naturelle. Ensuite, la légende du Phoenix.  Cet oiseau de feu doté du pouvoir de renaître après s'être consumé par sa propre chaleur.  C'est la mort et la résurrection. Viendra la légende des Feux Follets, qui risque d'être fort intéressante, si je pense à l'esprit taquin de ces petites flammes... Et finalement la légende du Feu. Le feu, 'le don de Dieu à l'homme.  Le seul qui sache faire du feu et qui a réussi à apprivoiser cette force de la nature.  Le feu peut détruire, mais lorsqu'il est maîtrisé, il illumine' peut-on lire dans le communiqué de presse.  Laissons-nous illuminer demain soir.


Quant aux produits, une belle variété s'annonce, le duo ayant pigé dans leur inventaire de Panzera, Lidu, Vulcan, Caballer, Luso, Pirico, Yung Feng, Zaragozana, Ipon, Dancing, et des pièces de proximité d'Ultratech, Next FX et RES.  Ajoutons-y ce qui risque d'être le wow-factor de la prestation, c'est-à-dire 5 arches, et quelques autres effets surprise, la recette semble complète. 

J'ai déjà le trac. Depuis 3 jours ! 
Go Canada Go !

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Bande sonore de 'Kutuan, Légendes de feu' des firmes Royal Pyrotechnie du Québec et Fireworks Spectaculars de l'Alberta : 

TITRE - INTERPRÈTE/COMPOSITEUR (film)

Riding lorek Alexandre Desplat (The Golden Compass)
Ice Bear Combat Alexandre Desplat (The Golden Compass)
Iorek Byrnison Alexandre Desplat (The Golden Compass)
Ice Bear Combat Alexandre Desplat (The Golden Compass)
La légende du Diable
Is it poison, Nanny ? - Hans Zimmer (Sherlock Holmes)
Discombobulate - Hans Zimmer (Sherlock Holmes)
Tornado  - Hans Zimmer (Man of Steel)
The Fall - Harry Gregson-Williams (Total Recall)
La légende du Phoenix
Inner Sanctum - James Newton Howard (Dinosaur)
End of the Story James Newton Howard (The Water Horse)
Flying - Sergio Mendes & John Powell - (Rio)
Test Drive John Powell (How to Train Your Dragon) 
Rumpel's Defeat Harry Gregson-Williams (Shrek Forever After)
La légende des Feux Follets
The Golden Compass Alexandre Desplat (The Golden Compass)
Sky Ferry Alexandre Desplat (The Golden Compass)
Samoyed Attack Alexandre Desplat (The Golden Compass)
 Dodgeball - John Debney - (Chicken Little) 
La légende du Feu
Jake's first flight James Horner (Avatar)
The Bioluminescence of the Night James Horner (Avatar)
Become One of "The People"James Horner (Avatar)

The Legend Begins - Audiomachine - (Tree of Life) 
Eternal Flame Audiomachine (Epica)

Colorée poésie


Plein écran/Full screen

Excellent travail de Pirotecnia Caballer samedi soir à La Ronde ! Digne d'une 30 édition, le spectacle fût un réel divertissement, un réel plaisir pour tous les festivaliers. Même postés plus loin sur la Rive-Sud, les gens ont pu être témoins de la richesse, de la brillance des couleurs uniques de Caballer.  Mes photos en ont pris leur coup, les blancs étant beaucoup trop blancs !  Mais je n'en tiens évidemment pas rigueur à la firme espagnole et, pour toutes ces fois où mes yeux se sont d'instinct rapetissés devant toute cette luminosité - élargissant du fait même mon sourire - je leur dis : Merci ! 

Une belle variété aussi dans les effets et pas si souvent redondants.  Caballer a bien utilisé ces derniers sur une musique généralement entraînante; les modèles de tir étaient plaisants, amalgamant bien les différents niveaux et vraiment bien associés à la musique.  À peine à quelques reprises, la synchronisation ou le choix des pièces pyrotechniques versus la musique fût plus douteux.  C'est ici que les points s'envolent.  Pour les petites erreurs aussi.  La perfection ne semblant pas être de ce monde... J'aurais également aimé un peu de sang neuf au niveau des angles de tir.   Je pointille, mais on le sait, en 2014, tous les menus petits détails prennent une grande importance.  Départager ces 6 grands compétiteurs ne sera pas une mince affaire ! 

Mais ma plus grande critique revient au thème.  C'était un pari risqué. Tout comme à la poésie en général lors de la première lecture, je n'ai pas compris grand chose à celle des Espagnols.  Malgré la narration au début, il m'a été difficile de m'y retrouver.  Dommage. J'aurais aimé le vivre à leur façon.  

Qu'à cela ne tienne, pour tout le reste, Pirotecnia Caballer peut se dire mission accomplie.  Il s'agissait de tout un travail de mettre en place un spectacle de cette ampleur et de ce côté, elle a réussi et a joliment bien représenté son Espagne. Tout comme à chacune de ses présences d'ailleurs. Felicidades !

Bon, on commence le sprint : Prochain feu, mercredi, le Canada.

12 juillet 2014

Érase se una vez


Il était une fois...
...la première entreprise pyrotechnique d'Espagne : Pirotecnia Caballer.  Elle cumule à elle seule 5 Jupiter en 6 présences à La Ronde. Belle moyenne !  Malheureusement absente du concours montréalais depuis 10 ans, les amateurs se délecteront de son retour.  Ne serait-ce que pour la quantité, mais surtout la qualité des artifices Caballer; ces produits qui font sa renommée, très souvent prisés par les compétiteurs à Montréal.  Cette année ne faisant pas exception, vous verrez la marque espagnole apparaître dans les prochaines entrevues de leurs rivaux...  Avec au moins une centaine de bombes de plus de 8'', quelques autres milliers de plus petit calibre, près de 6000 monocoups et plein d'autres belles affaires que je vous garde en surprise, ce n'est pas tout à fait le 12000 annoncé, mais ça sera sans l'ombre d'un doute tout un festin visuel !

Il était une fois... 
...une trame sonore complètement espagnole.  Complètement inconnue.  C'était important pour eux d'y aller de la sorte ?  'We wanted to go with the type of shows we used to do in La Ronde with passion and with the personnality of spanish music.  We know that the audience know a lot about music; it would be easy for us to look for more popular music, but we wanted to put classical music, sensuella, jazz; several types of spanish music in order to give the opportunity to the audience to see the variety of music we have in Spain.' me dira le directeur de la production Vicente Talayero, qui m'a gentiment traduit les mots du designer Luis Fuentes Piquer tout au long de l'entrevue.

Il était une fois... 
...un poème sans mots.  Un poème ?  Sans mots ? En pyro ?    'It should transmit the passion, the same feeling we receive from a poem.  That same passion we put in all the steps of a display : the design, the production, the preparation and the firing.  It is something very special, you couldn't tell with words. That's what we want to trasnmit to the people, the sense of a poem using music and fireworks.' justifie Vicente.  Du même souflle, il poursuit 'When we prepared the shells made exclusively for La Ronde, the passion, the emotion that we put in it is something very special...  Luis me pointe alors les avant-bras du directeur.  Il a la chair de poule !  Yeah I talk about it and i feel it' conclut-il en riant.  Si c'est pas de la passion ça...

Il était une fois. 
C'est un poème.  Sans mot.  En pyro.  Faites-en votre propre interprétation avec ce texte que m'a envoyé Luis après notre entrevue, traduit par Google, no habla espanol.   Pas facile à saisir, mais n'est-ce pas là l'une des principales caractéristiques des grands alexandrins ?

'Le spectacle nous emmène à travers les représentations de l'audio générée par armoires électro, diverses émissions de radio, magnétiques, champs atomiques, et d'autres sont aussi simples que les rythmes des tambours avec les tribus de l'eau Océanie, qui nous emmène dans des mondes séparés par le même Dieu, Un poème, parlant avec des sentiments, non des paroles prononcées par coeur avec la force de la passion, qui est allé une fois, ce que nous sommes aujourd'hui et dans l'avenir deviendra. "Il était une fois".

Avec la belle température qui s'annonce, il ne reste plus qu'à leur dire le mot de Cambronne : Mucha Mierda !!!!

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Bande sonore de 'Il était une fois' de la firme Pirotecnia Caballer de l'Espagne : 


TITRE - INTERPRÈTE/COMPOSITEUR

Un Mundo Separado por el Mismo Dios Nacho Cano
Inquietudes - Felipe Campuzano
En Aranjuez Con Tu Amor - Placido Domingo
Romanza del concertino de guitarra - Salvador Bacarisse
Agua, azucarillos y aguardiente - Preludio - Federico Chueca
Le Di A La Caza Alcance (Requiem) - Estrella Morente
Las Salinas - Felipe Campuzano
La boda de Luis Alonso - Geronimo Campuzano

7 juillet 2014

La glace est brisée !



C'est par cette belle soirée venteuse de samedi dernier que débutait finalement LA compétition.  Feuille de pointage vierge, les 19 membres du jury - qui sont d'ailleurs tous d'anciens jurés - se sont mis à la tâche ardue que sera celle d'attribuer les Jupiter d'or, d'argent et de bronze de cette 30e édition. Expérimentés donc, et sûrement sévères (le calibre étant ce qu'il est!), les firmes devront frôler la perfection !  À l'Italie, à l'Espagne, au Canada, aux États-Unis, à la France et à l'Australie, je souhaite la meilleure des chances !!!  

Le spectacle italien était-il parfait ?  Non.  Mais nous a fait passer une sacré belle soirée !  Le thème, bien exploité à certains endroits, un peu plus difficile à saisir à d'autres, fût toutefois bien supporté par une bande sonore intelligente, de grande qualité, bien agencée.  J'adore cette façon qu'a Pirotecnica Morsani de s'installer dans son tableau, de nous y capturer, de nous construire l'anticipation d'un grandiose déploiement; qui finit toujours pas arriver et qui nous écarquillent les yeux à chaque fois !  Difficile de faire autrement de toute façon avec les nombreuses nautiques qui nous explosaient en plein visage !  Au figuré. 

Un spectacle très large au sol, mais qui aurait dû bénéficier du même traitement dans les airs.  Sans pontons, le lac a eu droit à une belles variétés de pièces nautiques; variété que j'aurais aussi aimé plus présente dans les airs.  C'est là où mon plus grand nombre de points s'envole.  Dans le manque de variété.  Au niveau de la conception et au choix des produits. Un peu trop traditionnel à mon goût, manquant de marginalité.  Et les quelques erreurs techniques mangent aussi de précieux points.

Sinon, Morsani a déployé un très bon mariage d'artifices sur les rythmes dramatiques qu'imposait la musique.  Et ne passons surtout pas sous silence la belle finale survoltée !!! Le public a fortement applaudi fixant un large sourire aux visages des artificiers italiens pour tout le restant de la soirée.  Ils peuvent retourner comme ils sont arrivés, la tête haute, mais avec en plus ce sentiment du devoir accompli.  Ils feront maintenant face à leur prochain défi le 14 juillet : briser la glace de l'édition quinquennale de la Vestale d'or de Cannes !

Le 2e entrant, c'est ce samedi qui vient avec la présentation du spectacle espagnol sous la direction de Pirotecnia Caballer.   Un spectacle qui s'annonce un peu fou et qui comprend près de 12000 mises à feu !!! Plus de détails ici, dans quelques jours !

4 juillet 2014

Regardez le ciel


Wouhouhouuu !  Demain débute la grande compétition tant attendue des amateurs !  Après la délicieuse mise-en-bouche servie par l'Allemagne la semaine dernière, le public est fin prêt pour les 6 compétiteurs à venir, tous désireux de remporter les grands honneurs !

l'Italienne Pirotecnica Morsani sera donc la première à s'exécuter et espère évidemment répéter son exploit de 2011 où l'Anges et Démons' qu'elle avait alors présenté, remportait le Jupiter d'or et le Prix du public.  Cette fois-ci, nous aurons droit à 'Cosmogonie, de l'obscurité au Big Bang'.  J'ai rencontré Maruska Menichelli qui s'explique : 'On voulait faire quelque chose de différent.  On a d'abord pensé à un spectacle qui commencerait par la fin, par des marrons d'air (NDLR: Ces bombes immensément sonores qui résonnent à la fin de la plupart des spectacles pyrotechniques). De là est née l'histoire de commencer le feu par le Big Bang jusqu'à la création de la vie sur terre. On a aussi décidé de prendre de la musique très intense, très puissante.'  

La trame sonore divisée en trois actes que sont la formation de l'énergie, la formation de la matière et la création de la vie sur terre, comprend des musiques pour la plupart inconnues, mais 'qui respectent bien l'idée, le thème, les effets, les bombes... C'est le genre de spectacle que Telesforo aime.'  poursuit Maruska.  Telesforo Morsani, le concepteur et arrière petit-fils de Reginald Morsani, fondateur de cette firme plus que centenaire.

De plus tout ce thème rejoint la mentalité de la firme italienne. Avec les difficultés économiques que connaît le pays, Pirotecnica Morsani a décidé de garder la tête haute, d'être positif et de regarder vers le ciel, leur futur.  Je vous suggère fortement d'adopter leur méthode demain soir et de faire comme eux : regardez le ciel !!!

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Bande sonore de 'Cosmogonie, de l'obscurité au Big Bang' de la firme Pirotecnica Morsani SRL de l'Italie : 


TITRE - INTERPRÈTE/COMPOSITEUR

Ère de l'énergie
Going in Marc Steitenfeld
Colossus Audiomachine
It's About Bad Time Giuseppe Vasapolli
Knight Attack Giuseppe Vasapolli
Iconic Heroes Giuseppe Vasapolli
Ère de la matière
The New Earth Audiomachine
Persefone 2008Giuseppe Vasapolli
Heart of Courage - Two Steps From Hell
Drummers of God - Dan Graham
Reaching - Audiomachine
Naissance de la Terre et de la Vie
Aquatic Dace - Vangelis
Prologue BirthAudiomachine
Palladio (1st Movement)Escala
Breath and Life - Audiomachine

ArchangelTwo Steps From Hell

1 juillet 2014

C'est parti !



Voilà ! La 30e édition est officiellement lancée !!! WECO a réussi à nous mettre dans l'ambiance avec un spectacle immensément coloré. Dommage que les premières impressions du concepteur aient été 'Am I happy ?  More or less...'. Remarquez, il ne fait pas exception avec tous les grands designers que cette compétition me donne le privilège de rencontrer.  Il est perfectionniste Georg. Et les erreurs techniques l'ont dérangé.  Puis il pense un instant, il semble revoir son feu en accéléré dans sa tête et finira par admettre 'Yes, yes, I'm happy'.  Ah ! :)

Inutile de citer les points forts, points faibles , ce feu n'était pas noté.  Georg l'a dit en entrevue avant le feu, il aurait aimé compétitionner et voir où il se positionne par rapport aux autres; à ce je réponds qu'avec ce feu, il aurait facilement pu être en compétition sans gêne ! 

Alors, c'est samedi que ça commence pour vrai !!!  Pirotecnica Morsani représentera donc l'Italie.  Un feu que j'attends avec impatience !  Que tombe la nuit, que la fête commence !!!

26 juin 2014

Le retour de WECO !


Ça aura pris 18 ans pour que Georg Alef réalise ce rêve-ci.  En effet, depuis sa première présence à Montréal en 1996, le designer de WECO a en tête ce thème bien précis qu'est 'Capteurs de rêves'. Avec toutes ces années à y penser, à le peaufiner, le projet est finalement arrivé à maturité et c'est le moment où jamais pour Georg d'offrir à Montréal sa discussion père-fils.

WECO est venu à Montréal 5 fois.  5 présences qui se sont soldées par un Jupiter de bronze, un Jupiter d'argent, pas de Jupiter, un Jupiter d'or, et l'ultime Jupiter platine de 2004. Bref, WECO a un exemplaire de chaque Jupiter à la maison. Pas mal !  Que reste-t-il donc à faire pour eux ?   La cérémonie d’ouverture de la 30e édition, pourquoi pas ! Très occupée avec la fête nationale du Luxembourg le 23 juin, le timing n’était pas super pour la firme allemande quant à cette date du 28 juin pour Montréal, mais une question de logistique a empêché Georg de faire le spectacle de clôture comme il l’aurait espéré.  Arrivés en deux vagues, les artificiers allemands ont mis les bouchées doubles et sont en ligne avec l'horaire planifié.

Bien que Georg aurait grandement voulu compétitionner et voir où WECO se positionne parmi les meilleurs, la décision ne lui appartenait pas.  Qu'à cela ne tienne, il a préparé tout un spectacle !  'Yes, we are doing the opening show, but this is not a reason for us to think 'let's make a normal show or let's make money', no no no.  I like when people say 'Oh it was sooo good'.  I dont make the show only for the judges, I make the show for the people.  That is the most important thing for me'.

Effets spéciaux de toutes sortes, un gros 'orage', des ballons d'hélium, des structures, des produits WECO, espagnols, chinois, des super bombes italiennes, et même des ombres chinoises que Georg lui-même et son artificière d'épouse Brigitte exécuteront d'une plate-forme sur le lac, personnifiant le père et son fils.  Très intéressant que tout ça ! Bien que Georg avoue beaucoup aimer la pièce de la pianiste Yiruma, il faudra attendre à la toute finale pour voir la pièce qu'il juge exceptionnelle, Sunrise.

Ok, à GO, on se met tous en mode grande soirée d'ouverture d'une historique 30e édition, et demain soir, laissons WECO nous bercer par ses rêves d'enfants, nous inquiéter par ses cauchemars et nous charmer par ses rêves d'adultes.  Il ne restera qu'à espérer que le capteur de rêve que papa offrira à fiston opérera et lui donnera tout le bagage nécessaire pour voler de ses propres ailes.  Soyez à la Ronde à 22hrs pour apprécier tout le génie de cette grande firme allemande ! Un dodo !

GO !

Mixée par Sebastian Hässy, fils de Günter Hässy qui a composé toute la musique de 2004, voici la trame sonore de samedi soir

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Bande sonore de 'Capteurs de rêves' de la firme WECO Feuerwerk de l'Allemagne : 


TITRE - INTERPRÈTE/COMPOSITEUR
C'est l'heure de dormir
Der Mond ist aufgegangen (berceuse allemande)Quartet Maybebop
Rêves d'enfant
Castle on a cloud Isabelle Allen
La valse d'AmélieYann Tiersen
La mer et l'enfant - Céline Dion
Cauchemars d'enfants
Black Hawk Down - Hans Zimmer
Someone was hereKlaus Badelt
Resurrection - John Debney
Neodämmerung - Don Davis
Rêves de grandes personnes
I can't get no sleep - Faithless
River Flows in you  - Pianiste Yiruma
Oh yeah - Yello
Je t'aime... moi non plus - Serge Gainsbourg/Jane Birkin
I feel goodHermes House Band
Higher and higher - Jimmy Barnes 
Rêver de s'envoler
Barthel der Bär - Günter Hässy
Hook ThemeJohn Williams
A new day/Sunrise - Günter Hässy

25 juin 2014

Saison 2014 en express

Nous y voici !  Presque.  C'est samedi que sera donné le grand coup d'envoi de la 30e édition de l'International des Feux Loto-Québec !!!  Alors... que nous réserve donc cette grandiose toute spéciale 30e ?  Petit tour d'horizon des huit soirées qui nous attendent... 

CE SAMEDI, 28 juin - Grand feu d'ouverture ! 
Et pas par n'importe qui.  Par la firme allemande WECO, seule au monde à pouvoir se vanter avoir sur ses présentoirs, un Jupiter Platine !!!  L'unique prix fût remporté en 2004, lors de la 20e édition du prestigieux concours.  Cette année-là, 9 firmes ayant déjà remporté l'or s'affrontaient.  Avec leur spectacle 'Eau de Cologne', WECO s'amenait à Montréal emportant dans ses valises, non seulement une réplique grandeur presque nature (bon ok, j'exagère.  À peine.) de la Kölner Dom, la cathédrale de Cologne; mais aussi avec l'orchestre des Jeunes de Cologne.  40 musiciens.  En direct.  Devant le public, à la Ronde.  Les allemands repoussaient les limites.   10 ans plus tard, voici que leur revient l'honneur d'ouvrir le bal avec un feu hors-compétition.  Mais n'en soyez pas inquiets, Georg Alef, grand manitou de WECO étalera tout son savoir-faire pour lancer cette grande édition !!!  'Capteurs de rêve' est un spectacle qui promet. 

Samedi, 6 juillet - Compétiteur #1, Italie
C'est ici que ça commence !  Les Italiens n'ont pas raté un podium depuis 3 ans.  Rien de moins que l'or en 2011 ET 2013, sans oublier le bronze de 2012.   Et question d'en rajouter, ces 3 spectacles exceptionnels se sont aussi mérités le prix du public !  On les aime les Italiens et avec raison.  C'est la firme qui nous a offert le rocambolesque duel 'Anges et Démons' de 2011 qui représentera l'Italie : Pirotecnica Morsani.  Cette fois-ci, avec un thème aussi riche que la 'Cosmogonie' - ou si vous préférez la formation de l'Univers -  il y a de quoi être excité en vue du 6 juillet.  Du Big Bang jusqu'à la vie sur Terre, un 30 minutes explosif signé Morsani est à l'agenda !

Samedi, 13 juillet - Compétiteur #2, Espagne
Aaaah, l'Espagne !  Voilà le pays qui présente le plus haut taux de réussite  à Montréal.  14 Jupiter en 22 présences.  Quand même !  Celle qui cumule 5 Jupiter à elle seule en 6 participations, Pirotecnia Caballer, se chargera d'illuminer Montréal d'un intriguant poème pyromusical intitulé : 'Il était une fois'.  Il fera certes très bon renouer avec cette autre firme que l'on a plus revue depuis le 20e anniversaire.  Et bien que leurs renommés produits soient souvent utilisés par les firmes qui compétitionnent ici, il fera aussi très bon en apprécier un spectacle tout entier !

Mercredi, 16 juillet - Compétiteur #3, Canada
L'Union fait la force !  Pour bien se représenter,  deux firmes canadiennes de renommée internationale.  La firme albertaine Fireworks Spectaculars, récipiendaire du Jupiter d'or 2010, et la firme québécoise Royal Pyrotechnie, fière de 2 Jupiter d'or en... 2 présences(!), combineront leurs efforts afin d'offrir les plus grandioses 'Légendes de Feu' qui soient.   Alors que la première s'est méritée les honneurs en Belgique l'an dernier, l'autre s'est vue honorée aux Philippines, il y a quelques mois, devant 9 compétiteurs.  Il n'y a pas à dire, ces feux firmes ont le vent dans les voiles, et le duo risque d'être explosif !

Samedi, 19 juillet - Compétiteur #4, États-Unis
Coeurs sensibles s'abstenir !  En 29 ans de concours, ils ne se sont absentés qu'une seule fois.  Avec 17 Jupiter, les plus souvent couronnés de Montréal s'amènent aussi pour cette extraordinaire saison : les États-Unis !  Choisie parmi les 13 firmes ayant déjà représenté nos voisins, Melrose Pyrotechnic nous prépare une soirée diaboliquement horrifiante !  Sous le thème d'une 'Nuit de terreur', celle qui est repartie avec un Jupiter à ses deux seules présences ici, voudra certainement poursuivre la série.  Très excitée de revenir à Montréal, la firme américaine a publié, dès l'annonce de l'horaire 2014, ce communiqué.  Et question de nous mettre encore plus l'eau à la bouche - ou la bave aux crocs... - Melrose a préparé ceci.

Mercredi, 23 juillet - Compétiteur #5, France
Du calme !  Si, quatre jours plus tard, nous sommes toujours sous l'emprise de la nuit d'épouvante des États-Unis, la France se chargera de chasser les démons avec son 'Hommage à Nelson Mandela'. Récompensée de deux Jupiter, l'argent en 2006 et le bronze en 2010, Brézac Artifices est toujours aussi désireuse d'ajouter une première position à son palmarès.  Reconnue pour son immense créativité et de cette façon qu'elle a d'envelopper le public de son thème, il y à fort à parier que le message de paix de ce grand homme saura rejoindre le coeur de tous et chacun.

Samedi, 26 juillet - Compétiteur #6, Australie
Baz qui ?  À chaque premier bulletin de nouvelle de l'année, les différentes stations de télévision de partout dans le monde diffusent les images du grandiose feu d'artifice de Sydney.  Ce sont les maîtres d'orchestre de cette célébration, la famille Foti qui représentera cette année l'Australie.  Aussi à la recherche de l'or, elle a sur ses tablettes un Jupiter d'argent et de bronze respectivement remportés en 2001 et 2006.   Son thème 'Le monde de Baz Lurhmann' pourrait en faire sourciller plus d'un, mais qu'à cela ne tienne.  Si vous ne connaissez pas le réalisateur australien, ses films Moulin Rouge, Roméo & Juliette, Gatsby devraient quant à eux, vous sonner une cloche...    

Samedi, 2 août - C'est ça qui est ça.
10-4 !  Les prix seront remis, on célébrera sur les airs de Pink Floyd, il y aura des centaines de photos, on dansera toute la soirée, et ça sera terminé...  Mais n'y pensons pas maintenant.


Voilà !  3 petits dodos.  Enfin, pour le gros coup d'envoi, parce que pour moi, ça commence demain ! Entrevue avec les maîtres de WECO dans 1 dodo !!!